24 Mai 2oo9 ~ Encore un nouveau départ

24 Mai 2oo9 ~ Encore un nouveau départ



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Perhaps Fuck Off ~

~ Might Be Too Kind




Nouveau départ

Même vie
Même lieu
Mêmes personnes



To Be Continued ...



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# Posté le dimanche 24 mai 2009 11:41

19 Mai 2oo0 - I've Got You ~ Under My Skin


]Délire du moment, amitiés plus que du moment, et moments tellement biens, passés avec eux <3

Ce premier weekend, les retrouvailles, cinéma, bob cool, chicha, squats, friperies, sceaux, korean session,. Dans le désordre, et dans mon coeur. Et puis ta surprise, Lou, tant d'émotions, tant de bonheur de te connaître, de connaître les personnes réunies <3

# Posté le mardi 19 mai 2009 16:48

19 Mai 2oo9 ~ Ma cocaïne

19 Mai 2oo9 ~ Ma cocaïne



Je ne comprends pas pourquoi cela continue.
Ce n'est même pas de la jalouse, de l'envie, de la colère. Ce n'est pas aussi bas. C'est de la frustration, sûrement. De la peur, d'être abandonnée, remplacée, oubliée, laissée pour compte. De la peur, de laisser glisser certaines personnes entre mes doigts, de les voir s'éloigner, sans pouvoir faire autre chose que se débattre dans le vide, ou au contraire se réveiller un jour, et voir que cette personne s'est trop éloignée, qu'on ne peut plus rien y faire. Peur paralysante, paranoïaque, qui agrandit le moindre moment ambiguë, la moindre impression d'éloignement. Qui aggrave, envenime, pervertit complètement le sentiment que je ressens au départ, c'est-à-dire cette affection trop forte, jusqu'à ce qu'il ne reste qu'une impression de jalousie maladive et de victimisation ridicule. Là où il n'y a que de la culpabilité, d'être partie à Paris, de ne pas toujours forcément donner de nouvelles, de ne pas rentrer très souvent, de m'amuser avec d'autres personnes, de me rapprocher avec d'autres personnes, de ne pas bien agir, de ne pas bien exprimer ses sentiments.
Je ne veux pas de ces réactions débiles. Je ne veux pas de cette paranoïa réelle, débile. Je voudrais que tout soit plus simple, être comprise, savoir exprimer mes sentiments autrement que dans des instants très particuliers, savoir en parler sans complètement perdre les pédales.
Et je m'accroche à eux. J'ai besoin d'eux. L'amitié est une drogue, est ma cocaïne. On peut contrôler ses sentiments, les protéger, mais quand l'on se jette dedans, on n'en sort plus. Trop éloignée de mes amitiés lilloises, j'étouffe, je perds pied, je ne tiens plus. Ils sont toujours là, mais loin, trop loin. Physiquement. Jusqu'à ce que je les rencontre, que je sorte plus avec eux, que je me confie avec eux. Je ne remplace personne. J'ai toujours ce vide, ce manque d'une amitié fusionnelle avec une personne, et ce depuis le CM2. Je ressens toujours ce manque, ces lillois qui me manquent terriblement. Je ne fais qu'ajouter, un rail de plus, une addiction de plus, une personne de plus. Je réussi à tenir, avec eux, grâce à eux. Je me demande où je serais sinon ...




Gwen, Fanny & Dounya, Salomé & Sarah, Justine, Morgane : si je vous perds, je ne m'en remètrais pas. Je fais des erreurs, mais je tiens à vous, tellement. Sinon, je ne m'accrocherais pas autant ...
Emma, Lena, Lou, Jess, Ines, Alex's, Angel : amis parisiens, amis pour toujours, j'espère <3

# Posté le mardi 19 mai 2009 16:37

22 Avril 2oo9 ~ The Last Goodbye ♫


Les premières phrases que nous avons échangés, les premiers mots, étaient déjà si différents. Moi, assise, dos au mur, acculée par ma timidité et mon attachement trop fort à une personne à la fois, m'empêchant d'élargir le nombre de mes amitiés, autrement que par le biais de cette personne. Elle, debout, remarquant seulement mon existence dans cette cour de récréation, sortie d'une dispute comme on en a enfant, à base de « je ne t'aime plus » et « tu n'es plus ma meilleure amie. » Scène gravée dans ma mémoire, peut-être même l'un de mes premiers « vrais » souvenirs, ceux qui ne soient pas un rappel, une impression, ou une habitude.
« Tu est toute seule ? » « Oui. » « Tu veux être ma meilleure amie ? » « Oui. »
Que nous étions naïves en CE2. Que le monde est simple en primaire. Que les sentiments sont faciles à créer, à exprimer. Nous n'avions pas grand-chose en commun, pas seulement physiquement. Petite blonde et grande brunette. Caractères presque opposés parfois. Nous ne nous étions jamais réellement fréquentées avant, et pourtant, tout allait bien, magnifiquement bien. Nous étions meilleures amies. Nous allions l'une chez l'autre. Tellement de souvenirs me ramènent là-bas, au bout de cette allée, face aux champs, dans la toute petite chambre, le grand lit bateau, le grenier-mezzanine, le jardin, la pièce où il fallait faire attention au parquet. Nous passions notre temps ensemble. Jeux de billes, courses-poursuites, jeux d'imagination. Nous n'étions pas dans les mêmes classes, certes, mais nous étions meilleures amies, point.
Comment ai-je pu être autant naïve ? Une amitié aussi magique, qui démarre de manière aussi improbable, qui réunit des personnes aussi différentes, ne peut pas durer. Ou alors, avec des efforts, des deux côtés. Dès le collège, les différences ont été notables. J'ai eu l'impression de retrouver des moments de complicité, comme ce concert de Nada Surf, mais j'ai appris depuis n'avoir même pas été le deuxième choix. Une roue de secours, en quelque sorte. Nous devenions étrangères.
J'étais trop attachée à elle pour le reconnaître. Attachée comme à nulle autre, d'une manière spécifique. Je voulais croire qu'entre nous, c'était quelque chose de spécial, spécial comme la place qu'elle avait dans mon cercle d'amis. Je voulais croire qu'on pouvait rester amies, qu'on garderait un vrai contact. Je n'ai peut-être pas suffisamment fait d'efforts. Elle n'en a peut-être pas fait tellement non plus. Immanquablement, nous nous sommes éloignées, nous avons fait d'autres rencontres.
Je l'ai vue changer. L'inverse doit sûrement être vrai. Je l'ai vue devenir de plus en plus discrète, distante, dans la lune. Souriante, affectueuse, mais ailleurs. Je pensais juste que c'était son caractère, qu'elle était aussi comme ça avec beaucoup d'autres. Déménagement, nouvelle organisation pour elle, silence de ma part. J'étais en marge du processus, depuis longtemps, je ne pouvais plus m'imposer. Puis nouveau copain, et nouvelle consommation, mon inquiétude sûrement exagérée, tue, jamais révélée, parce qu'elle ne semblait pas vouloir en parler. Qu'elle n'en parlait pas à moi. Ses amies, différentes de celles que je rencontrais, avec qui j'ai vite voulu prendre contact, peut-être en partie pour rester dans son champ de vision.
Je me suis aveuglée, je me suis attachée, au point de ne pas comprendre ce manque de nouvelles. Je ne me rappelle plus des mails que j'ai envoyé, trop vieux. Je ne me rappelle pas d'avoir été méchante dedans et si oui, je m'en excuse. Je me rappelle cependant des lettres, prudentes, pleines d'espoirs et d'envie d'avoir des nouvelles, n'allant pas au fond de mes problèmes pourtant. Son coups de fil ensuite, qui m'avait tellement fait plaisir, qui m'avait redonné brièvement le sourire, à un moment où non, ça n'allait pas du tout.

Hyprocrisie.

J'avais bien trop d'espoirs. Un message envoyé avant les vacances de Pâques. J'avais envie de la voir cette fois, de voir comment elle allait, évoluait, en face. De retourner peut-être à un « Golden Age » de notre amitié de primaire si forte. Pas de réponde. Même pas un « je n'ai pas le temps » que j'aurais compris. Rien. Et vendredi, je me suis sentie transparente. Vraiment. Encore une fois. Transparente comme je l'ai été si longtemps pendant ma scolarité, comme je l'ai été au début de l'année. Mais surtout, ridicule. J'avais l'impression que l'on se foutait de moi, clairement. Pourquoi ? Parce qu'elle voyait une amie que l'on a commun, une fille absolument géniale. Elle avait le temps et une réponse pour elle, même si Justine a du galérer pour. Mais pas moi. Je n'en valais pas la peine ? L'on se foutait peut-être complètement de mes efforts, de ce que je pouvais penser ?
D'où ce message, sec, assassin. Mesquin presque. Un défouloir, un coup de colère. Le genre de coup d'éclat que l'on lance pour avoir une réaction. Et quelle réaction. Depuis la sixième, apparemment, elle ne me considère plus comme une amie. Elle ne sait pas quoi faire de mes tentatives, de mes espoirs, de mes impressions de proximité. Une simple connaissance, alors que le contraire avait toujours été dit, le lien toujours conservé même de manière lâche. Et surtout, une déclaration qui entre en contradiction incroyable avec ce coup de fil, après mes deux lettres. Cela aurait été le bon moment pour me dire la vérité, mais non, hypocrisie, hypocrisie. « On s'est éloignées au collège et à partie de ce moment-là on n'a pas passé un moment ensemble. On se connait trop peu ou trop bien pour s'engueuler à distance ou même se rapprocher. » « Voilà, je pense qu'il y a un truc qui cloche depuis longtemps donc soit on fait l'effort, soit on abandonne. Moi j'ai des réticences. »
Je veux bien faire des efforts. Je le ferais, je me connais. Je suis trop attachée. En effet, je la connais trop pour renoncer, et pas assez pour que cela seul soit efficace. Nous avons tellement changé. Je ne sais pas trop quoi faire. Mais si elle ne répond pas, c'est qu'elle ne veut pas. Que notre amitié n'en vaut pas la peine. Que je n'en vaux pas la peine. Que je dois faire le deuil de notre amitié, ou plutôt de ce souvenir auquel je m'étais accrochée.

Je suis plus déçue que triste. Déçue que cela se termine comme cela, par messages interposés. Déçue qu'elle n'ai pas su me dire en sept ans que notre amitié était bancale, qu'elle n'avait pas envie de faire des efforts. Déçus que je doive être méchante pour la faire réagir. Déçue qu'elle m'ait recontacté après mes lettres, qu'elle m'ait refait espérer, alors qu'elle pensait déjà que ça n'en valait pas la peine. Déçue que cette amitié si spéciale n'ait pas survécu à l'adolescence et aux changements. Déçue de toute cette hypocrisie. Déçue pour ma naïveté, aussi, mon incapacité à lâcher prise, à ouvrir les yeux par moi-même, à voir qu'elle se foutait de moi.






Roxane, je voudrais bien faire des efforts. Au nom de ce qu'on a été. Mais tu ne m'en donne pas la motivation, tu ne me réponds pas, tu t'enfermes dans ton hypocrisie. Tu n'oses pas casser le lien. C'est toi qui doit avoir le plus de problèmes, j'espère sincèrement qu'ils vont s'arranger. C'est toi qui risque d'y perdre le plus, j'aurais été capable de tant de choses pour toi. En tous cas, moi, j'abandonne. Je baisse les bras. Je te laisse sortir de ma vie, toi qui semble en avoir tellement envie. Fait comme tu veux, mais moi, je ne ferais plus d'efforts. J'espère vraiment que ta vie sera agréable, qu'on se reverra qui sais. Mais je te laisserais tranquille, je ne donnerais plus de nouvelles, je disparaitrais de ta vie. En espérant que les souvenirs de nos trois vraies années d'amitié effacent sept ans de mensonges et une fin aussi risible et pitoyable. Tu as été importante pour moi. Peut-être comme personne. Tu m'as parfois fait souffrir, inquiété, mais tu as avant tout été si importante. C'est vraiment dommage que cela se termine ainsi...


The End ?
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# Posté le mercredi 22 avril 2009 05:01

Modifié le dimanche 03 mai 2009 14:09

14 Avril 2oo9 ~ Rayon de soleil ☆

14 Avril 2oo9 ~ Rayon de soleil ☆

J'ai déjà parlé d'deux, brièvement. Arrivée du printemps, nouvelles sorties, nouveaux éclats de rire. Retrouvailles & rencontres. Lou avec ses poses lascives et ses aventures qui marquent et causent tant d'allusions, mais surtout les éclats de rire, son rire, si communicatif. Jess que j'ai apprécié aussi rapidement, ses prises de décisions si radicales, son caractère chaleureux. Alex tête en l'air, terriblement en retard, mais qui me fait tellement rire. Elvis et Ines que je trouve déjà si sympa, tous les deux à leur manière. Tous les autres que je ne connais pas assez, que j'ai envie de plus connaître. Tous les délires que l'on a pu avoir ensemble.
La première soirée. « Le Bob-cool c'est vraiment cool » Les shots, le trajet en métro, la chicha ou plutôt la « chichatastrophe » [ Bravo Elvis pour le jeu de mot ] les culs sec de vodka, l'Orphelinat, tous les éclats de rire que l'on a pu avoir. Le pic-nic. « Les Thons aiment la mer rouge, ça tombe bien, j'aime les thons ! » & le téléphone arabe. Les poses, les sous-entendus d'Angel. Les photos. Le colin-maillard. La pseudo bataille de sabre-lasers avec parapluie. Les courses poursuites et batailles pendant que Lou marchait au hasard, le foulard sur les yeux. La bague de Lou. Le pop-corn aussi. Le dimanche. La fausse soirée Red Light. L'attente. La queue devant la boite, les rires que l'on a partagé. La bouteille de vodka cachée dans un coin. La frustration de ne pouvoir entrer, mais vite oubliée. La terrasse de l'Indiana, le top-départ de Jess. Un nouveau squat chez Jess. Lou qui ne met presque à poil, se colle presque contre moi, aha. Encore des rires, toujours.
Hâte de les revoir <3

Dommage que tout le monde ne soit pas sur la photo =/

# Posté le mardi 14 avril 2009 06:14

Modifié le dimanche 03 mai 2009 14:30